En devenant une adulte responsable et en achetant les produits du quotidien par mes propres moyens, je me suis vite rendu compte qu’être femme coûtait, en général, plus cher qu’être un homme. Les grandes entreprises n’ont aucuns scrupules à vendre deux fois plus cher un rasoir, simplement parce qu’il est rose et « destiné » aux femmes. C’est ce qu’on appelle la taxe rose. Ça vous parle ? Quelques euros par ci, quelques euros par-là, juste pour du rose. Bienvenue dans le monde merveilleux des femmes, qui par tous les moyens, se font avoir.

La taxe rose en quelques mots

La taxe rose désigne la différence de prix entre un même produit « pour femme » et celui « pour homme ». Cette discrimination résulte d’un marketing genré et se traduit dans nos rayons par un rasoir bleu « pour homme » à un prix inférieur au même rasoir mais cette fois rose qui vise les femmes. Car c’est bien connu, le rose, c’est pour les femmes. Leurs caractéristiques sont les mêmes, seule la couleur est différente. Et le prix ! Pour un produit qui fait exactement le même boulot. Cette taxe touche divers produits, comme les déodorants, les dentifrices, les rasoirs mais également les jeux pour enfants ou même les stylos. Rappelons juste que les femmes gagnent 25% de moins que les hommes …

Comment l’explique-t-on ?

L’explication là voici : quand on peut faire de l’argent sur le dos des femmes pourquoi s’en priver ? Et voici l’explication de spécialistes en marketing : ils estiment que le but de cette taxe « est de donner aux femmes le sentiment d’être des clientes à part ». Non, ce n’est pas une blague. Après réflexion, c’est vrai que je me sens super spéciale quand je paye 2€ de plus pour un déodorant avec un bouchon rose qui sent la fleur de printemps. De même lorsqu’on me vend de la patafixe rose. Et encore plus spéciale quand je dépense un bras, un rein et un poumon dans des protections hygiéniques bourrées de produits qui me fileront sûrement une infection urinaire ou pire. Quelle chance nous avons d’être si importantes et spéciales aux yeux de la société, qui nous couvre de rose et de paillettes tout en nous prenant pour des jambons.

Les protections hygiéniques en première ligne

Les protections hygiéniques sont les premières visées par cette taxe. Elles sont d’ailleurs au cœur des débats féministes, qui demandent leur gratuité. En effet, considérant qu’il s’agit d’un produit de première nécessité, que l’on ne choisit pas d’avoir ses règles tous les mois et qu’une grande partie de femmes n’y ont pas accès à cause de leur prix, il serait bon d’y penser. En 2014, le Canada a supprimé les taxes sur les produits d’hygiène intime féminine. On peut applaudir mais pas trop fort car c’est juste la base. En France mais également dans le monde, la précarité menstruelle touche énormément de femmes. Pour en savoir plus sur la précarité menstruelle, vous pouvez visionner cette courte vidéo :

La taxe rose en images :

Et toi, quel est ton pire exemple de taxe rose ?

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