Les filles sont des êtres sensibles et les garçons ne pleurent jamais. Elles jouent à la poupée pendant qu’ils jouent au pompier. Pendant qu’ils font du sport, les filles lisent bien tranquillement. Cela vous paraît ridicule et surtout très peu réaliste ? Il s’agit bien là de stéréotypes de genre qui seraient « innés ». Autrement dit, il paraîtrait qu’à partir du moment où vous possédez un vagin, vous n’aimerez jamais la boxe, vous ne jouerez jamais aux petites voitures et vous préférerez le rose au bleu. Un peu réducteur, non ?

stéréotypes de genre

Qu’est-ce qu’un stéréotype de genre ?

Un stéréotype de genre, c’est d’abord un cliché. C’est dire qu’une femme doit être féminine et un homme viril. Mais c’est aussi croire que certains traits de personnalité ou certains comportements sont spécifiques aux filles ou aux garçons et ce, dès la naissance. Ces idées reçues sont ancrées dans les inconscients et vont conditionner le comportement des enfants ou des adultes en devenir.

Une vision réductrice et destructive

Les stéréotypes de genre sont bels et bien acquis par l’éducation et ne sont donc pas « innés ». En effet, c’est l’environnement familial, social ou encore médiatique qui donne naissance à ces derniers.
Cette vision réductrice de ce que doit être une fille ou un garçon est présente dès le plus jeune âge. Elle est loin d’être anecdotique. En effet, elle peut présenter un danger pour l’épanouissement, la confiance en soi ou encore l’ambition d’un enfant ou d’un futur adulte.

Un exemple typique de stéréotypes de genre : les magasins de jouets. Une section rose pour les filles : poupées, cuisine, vélo rose et une section bleue pour les garçons : jeux de construction, voiture, vélo bleu, etc. Je ne caricature quasiment pas. Dans le catalogue de noël, votre fille choisira certainement un jeu/jouet dans les pages roses tandis que votre fils, lui, se cantonnera à la catégorie bleue.

Ce genre de stéréotypes peuvent paraître anodins pour certains, pourtant, le magazine américain Science a démontré que dès 6 ans, les filles se sentaient intellectuellement inférieures aux garçons. Preuve que réduire et supprimer ces stéréotypes devient un enjeu de société.

Les conséquences sur nos choix de vie

Comme dit précédemment, ces stéréotypes affaiblissent considérablement la confiance en soi de l’enfant, fille ou garçon. Mais encore plus inquiétant, cela pourrait avoir des conséquences sur le choix d’un secteur d’activité professionnelle, par exemple.

En effet, le pourcentage de femmes présentes dans certaines filières comme les sciences, les technologies, les maths ou encore les écoles d’ingénieur est très faible. Le fait qu’une majorité de femmes n’envisagent pas cette poursuite d’études montre l’influence de ces stéréotypes de genre. Les clichés selon lesquels une femme ne serait pas capable d’être une grande ingénieure ou qu’un homme serait meilleur en mathématiques sont d’ailleurs de plus en plus démontés.

Quelques chiffres supplémentaires qui devraient peut-être déclencher chez vous un soupçon de révolte : 1 femme sur 3 n’envisage pas de postes à hautes responsabilités dès le début de sa carrière, non par manque d’ambition mais par peur d’être considérée comme trop autoritaire par ses collègues masculins ou parce qu’il est souvent mal vu d’être une femme qui dirige une équipe entièrement composée d’hommes, par exemple. Au risque d’en décevoir certains, une femme peut être aussi compétente qu’un homme au même poste et elle mérite même d’être payée autant que lui. Elle peut aussi décider de ne pas avoir d’enfants et de se concentrer sur sa carrière tout comme elle est capable de gérer sa vie de famille et sa vie professionnelle. L’avis des autres sur la manière dont elle gère sa vie n’est vraiment pas nécessaire. Il est important de s’occuper de sa propre vie avant de juger celle des autres.

Changer les mentalités

Vous l’aurez compris, les stéréotypes de genre sont un fléau, ancrés depuis trop longtemps dans les consciences collectives et qu’il est temps de voir disparaître. Qu’ils concernent les filles ou les garçons, les femmes ou les hommes, leur impact est souvent le même : perte de confiance en soi, auto-censure, réévaluation à la baisse de son ambition et autres modifications du comportement. Comme énoncé plus haut, lutter contre ces stéréotypes est un enjeu sociétal mais également un enjeu d’égalité femme-homme. C’est petit à petit que nous changerons ces mentalités et que nous pourrons permettre aux enfants de demain de devenir la personne qu’ils souhaitent être sans la pression de ces clichés préconçus, infondés et absurdes.

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