Je vous parlais dernièrement de ma prise de conscience concernant la démarche zéro déchet et des premières astuces que j’avais facilement pu mettre en place. L’idée étant de réduire ses déchets pour un mode de vie plus respectueux et plus écologique. Aujourd’hui, j’ai eu envie de partager avec vous mes astuces de débutante pour une salle de bain zéro déchet. En identifiant mes habitudes : telles que me (dé)maquiller, me faire des soins ou encore me laver les cheveux etc, j’ai pu envisager d’en remplacer certaines par des équivalents beaucoup plus écologiques. Peut-on aimer prendre soin de soi aujourd’hui tout en respectant davantage la planète ?

Le démaquillage à l’huile

Ma démarche zéro déchet a d’abord commencé dans ma salle de bain, quand adolescente, je n’arrivais pas à me débarrasser de mon acné. Vous allez me dire : « Mais quel est le rapport ? » Et bien, figurez-vous qu’il y en a bien un. C’est donc après avoir utilisé tous les produits pour acné qui assèchent et qui sont censés « purifier » la peau au point d’avoir l’impression de la perdre, que j’ai fini par comprendre que ce n’était peut-être pas la bonne solution. captain obvious

J’avais peut-être intérêt à me tourner vers des produits davantage naturels. J’ai donc, petit à petit, adapté ma routine de soins du visage en utilisant des produits qui respectaient ma peau et donc par extension également l’environnement. [ Attention : ce n’est pas parce qu’une marque vous vend un produit appelé « naturel » et que l’emballage est vert avec des feuilles qu’il est forcément respectueux de l’environnement] Très vite, j’ai découvert le démaquillage à l’huile. Comme son nom l’indique, l’unique produit dont vous avez besoin pour vous démaquillez est : l’huile. Pour ma part, j’ai longtemps utilisé l’huile de coco avant de me rendre compte qu’elle était comédogène. Je l’ai donc remplacé par l’huile de jojoba, qui est sans risque. L’une des particularités de ce type de démaquillage, c’est que vous n’avez pas besoin de douze cotons pour retirer un mascara waterproof. Vous n’irez pas non plus vous coucher avec les yeux gonflés et rougis car votre démaquillant Nivea est efficace mais il pique les yeux et qu’en plus il « faut souffrir pour être belle ». Je n’ai rien contre Nivea ou autre, je propose seulement une alternative qui a sauvé mes petits yeux sensibles, tout en respectant d’avantage l’environnement et mon portemonnaie.

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Si cela vous intéresse, niveau utilisation, il suffit de très peu d’huile pour démaquiller le visage entièrement. Tout y passe : mascara waterproof, rouge à lèvre (même les plus coriaces), fond de teint, etc. A la fin, vous ressemblez à un panda ou à une version ratée du Joker.

joker

Il ne vous reste plus qu’à passer un coton lavable (Je vous en parle juste après !) sur votre visage pour retirer les résidus de maquillage puis de nettoyer votre peau avec votre savon/nettoyant habituel et appliquer vos soins/crèmes, comme d’habitude.

Un démaquillant lambda ne coûte pas si cher que ça à l’achat mais, en plus de produire des déchets pas toujours recyclables, il dure 2-3 mois maximum si vous l’utilisez tous les jours. En comparaison, l’huile de jojoba vendu en magasin bio coûte entre 6€ et 10€ en moyenne et dure quasiment 1 an, suivant votre utilisation. Pour dégommer une idée reçue : non, elle ne rend pas la peau plus grasse, vous pouvez l’utiliser sans crainte même si votre peau a tendance à briller à la fin de la journée. Le démaquillage à l’huile n’a pas d’impact sur cela. Bref, depuis que j’utilise la technique du démaquillage l’huile, je ne m’en passe plus. Cela sonne comme le slogan d’une pub pour des tampons (dont on se passe très bien, au passage) pourtant ça a vraiment été une révélation « beauté/soin » pour moi.

Utiliser des cotons lavables

Nouvelle découverte qui a révolutionné mon quotidien (rien que ça) : les disques de cotons lavables. D’où est parti mon intérêt pour cela ? Du simple constat que j’en utilisais au moins quatre/cinq par jour en comptant le démaquillage (que je ne faisais pas à l’huile à l’époque), l’application mon eau micellaire ou autre lotion du style, matin et soir. Et puis, j’ai remarqué que ma mère en utilisait quasiment tout autant que moi et j’ai vu la quantité de disques de cotons jetables que nous achetions (et jetions) rien qu’à nous deux. Au-delà du « faible » coût financier que représentait cette habitude (environ 30€ par an), c’est environ 2 200 cotons achetés (et jetés) par an et par personne en sachant que le matériau de base n’est pas du coton bio, qu’il demande beaucoup d’eau et que les conditions de travail des paysans qui le cultivent sont peu éthiques et plus que discutables. Avec tout cela en tête, je me suis lancée et j’ai franchi le pas.cotons lavables zéro déchet

Autant vous dire que j’ai cru faire une crise cardiaque quand j’ai acheté mes premiers cotons lavables. Pour cinq cotons lavables, j’ai déboursé environ 20€. Quand on a un budget d’étudiante et que l’on utilise 1 à 2 cotons par jour (5 cotons ne permettent pas de tenir une semaine, du coup), ça fait un peu mal. Bon, il existe aujourd’hui beaucoup de marques qui en proposent, à tous les prix. Pour ma part, je ne suis pas particulièrement satisfaite de la marque que j’ai prise mais il fallait bien commencer quelque part !

J’ai également eu la chance d’avoir une mère qui sait et aime coudre et qui m’a donc fait une quinzaine de cotons lavables, à moindre coût. Il suffit de choisir deux tissus (pour l’avant et l’envers) de type bambou et tissu polaire, de prendre un coton que vous aviez déjà comme modèle ou de faire au feeling (ça marche aussi), un peu de patience et de technique et le tour est joué ! [Dit-elle alors qu’elle a supplié sa mère de lui coudre ses cotons car elle n’a aucune compétences en couture] Merci maman. L’avantage est que vous trouvez assez facilement ce type de tissu dans les merceries ou au Marché Saint Pierre à Paris (mine d’or du tissu) pour 1 mètre (donc beaucoup beaucoup de cotons) pour quelques euros.

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Concernant son utilisation, rien de plus simple, une fois que vous l’avez utilisé, direction la machine. La plupart du temps, les cotons lavables sont vendus avec un filet. Vous les glissez dedans au fur à et mesure et quand il est plein ou que vous n’en avez plus, vous glissez le filet dans votre machine avec votre linge habituel, à 30-40°. Les cotons lavables peuvent s’utiliser pendant environ 2 ou 3 ans, après quoi, il est nécessaire de les changer car ils peuvent être abimés ou trop vieux.

Les cotons lavables sont donc une très bonne alternative aux disques de cotons jetables car ils sont pratiques au niveau de l’entretien et agréables au niveau de l’utilisation. Ils sont écologiques car ils limitent le gaspillage de l’eau nécessaire à la culture du coton mais réduisent aussi les déchets dans nos poubelles et sont également économiques si vous les faites vous-même ! Que demande le peuple ?

Les savons et shampoings solides

Vous pouvez également privilégier les savons et shampoings solides que proposent Lush et de nombreuses autres marques, pour tous les budgets. Ils ont le mérite d’être à la fois respectueux de l’environnement en permettant, entre autres, une réduction de ses déchets mais participent aussi à un meilleur respect de votre peau en supprimant tous les ingrédients aux noms barbares écrits au dos des produits généralement vendus en grande surface. Encore une fois, un savon solide pour le visage (pain de savon qu’utilisait quotidiennement nos grands-mères) dure plus longtemps qu’un nettoyant pour le visage du commerce et ne coûte quasiment rien, de même pour le shampoing. Son utilisation n’est pas bien différente que shampoing « basique » et il est économique.

you're welcome

Ce qu’il faut retenir

Petit à petit, en utilisant des produits simples et en revenant aux « bases », j’ai pu constater que ma peau se portait mieux. Évidemment, cela s’inscrit dans une hygiène de vie saine : boire beaucoup d’eau, manger équilibrer, ne pas fumer, faire du sport, etc, que l’on nous répète constamment. Rappelez-vous que personne n’est parfait, en tout cas pas moi. Je ne serais jamais dans une démarche zéro déchet à 100%, je ne mange pas tout le temps équilibré et je ne fais pas partie des gens qui ont la motivation de faire du sport 6 fois par semaine. Bref, j’espère que vous aurez compris mon propos : chacun de nous est différent et possède un rythme de vie ainsi que des envies différentes. Il existe des tas d’alternatives zéro déchet que je n’ai pas encore expérimenté comme le dentifrice ou le déodorant solide, par exemple. Tout est une question de temps, parfois d’argent mais encore une fois aussi d’équilibre. Le plus important n’est pas de pouvoir dire « hé regarde, je suis une personne parfaite qui ne produit aucun déchet, toi tu ne mérites pas ma considération parce que tu achètes du démaquillant Nivea ». (J’espère que personne ne dit ça en réalité). Le plus important, c’est savoir se dire : « Ok, qu’est-ce que je suis prêt.e à changer dans ma manière de consommer qui peut avoir un impact positif sur ma vie mais aussi sur ma planète ».

judgy

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